06 juillet 2006
Septième jour du Festival 2006
Après plusieurs jours de pluie réelle ou redoutée (la météo a annoncé 11 jours de pluie en 14!) le temps me semblait beau ce soir et j'ai couru le risque. Or dans le ciel du Festival, il n'y avait même pas un seul nuage! J'ai l'impression qu'ils fument un peu trop, à Environnement Canada, ce qui leur fait voir des nuages qui ne sont pas là. Vu les conditions idéales (22°) j'ai fait un petit marathon (au total 3,25 km de marche), visitant les neuf scènes (dont deux, deux fois chacune) et deux "Arches d'animation". Forcément dans certains cas, le marathon avait des allures de sprint quand il y avait trois spectacles en même temps, et évidemment, sur des scènes bien distantes pour éviter que les sons s'entrechoquent. Voici mon parcours et les notes et photos glanées au passage: (cliquez sur une vignette pour l'agrandir)
18h Scène General Motors: Trio Richard Whiteman. Piano, contrebasse et percussion. Jolie petite musique de nuit, comme disait Amadeus. Plus précisément: musique de club de nuit. Juste le bon degré de "jazzification". Répertoire apparemment limité à des chansons innovatrices (en clair: inconnues).
18h30 Carrefour General Motors: Groupe de Levon Ichkhanian. De descendance Arménienne, sonorité très exotique, mais intéressante. L'édifice en arrière plan est une résidence d'étudiants de l'Université du Québec à Montréal
19h Terrasse Amarula: Streetnix: groupe perennial au Festival. Instruments typique d'une fanfare de Dixieland, mais joue plutôt du jazz progressif. Me semble plus "flyé" d'année en année. Je ne suis pas resté bien longtemps.
19h20 Scène TD Canada Trust: Pascal Tremblay
19h35 Scène Loto-Québec: David Rotundo. C'est une scène consacrée aux Blues tout au long du Festival. Les blues sont AMHA un tiers rock, un tiers country et un tiers jazz. Mais ça s'écoute bien et il y avait d'ailleurs une énorme foule comme toujours à cette scène.
20h05 Scène Bell: Amparanoïa (selon le programme, car je ne me suis pas assez approché de la scène pour vérifier). Le plus long déplacement de la journée, 200 mètres avec arrêt à mi-chemin pour voir de l'animation: groupe de percussionnistes. Cette série sur la scène Bell se nomme "Tropiques" et c'est en effet de la musique latine. La fille au coin inférieur droit exprime assez bien ma réaction. J'aime bien la musique latine, mais c'est pour je suis entendre du Jazz que je suis venu au Festival de Jazz!
20h10 Scène Alcan: Tena Palmer: Chanteuse avec une belle voix et un style très personnel, parfois un peu trop plaintif à mon goût.
20h30 Scène CBC-Best Buy: Matthew Van Doran. Je ne me souviens pas du tout de sa musique... c'est pas bon signe!
20h40 Scène Samsung: New Cool Collection. Un groupe néerlandais mais qui se présente en anglais. Bonne sonorité avec beaucoup d'emphase sur la percussion.
21h Carrefour General Motors: Niyaz. Formation canadienne mais provenant d'Iran. Ce n'est pas du tout du jazz, mais c'est entraînant et d'un son évidemment inhabituel; très très bien accueilli par la foule. À noter: la sympathique chanteuse, qui présente aussi les oeuvres, s'excuse dans un français parfait... de ne pas bien parler français! S'il fallait qu'elle entende les autres.
22h Scène Bell: Balkan Beat Box, provenant, dit le programme, d'Israël. Se rapproche dangereusement du hip hop et du rap. Provenant d'Israël? Sans doute en passant par l'Égypte dont le Box constituait la 8è plaie.
Je suis retourné voir deux amuseuses de foule qui jouent du cerceau (alias: Hula Hoop) dont deux lumineux, ce qui fait dans le noir et sur photo à obturation lente un splendide effet. À droite, les percussionnistes mentionnés plus haut.
Pour terminer, quelques images de l'atmosphère au Festival...
...des contrastes d'architecture...
...un tout petit que la musique fait danser...
...et le mot d'ordre pour les futur(e)s visiteu(se)s!
01 juillet 2006
Troisième jour
Malgré un temps menaçant, les braves festivaliers se présentent en nombre impressionnant. Je visais d'arriver à 19h mais mon déplacement fut plus rapide que prévu, et j'ai donc pu entendre les 10 dernières minutes de Karine Chapdelaine qui jouait de 18h à 19h sur la Scène General Motors. Son groupe semble bien mais dans ces conditions il m'est difficile de porter un jugement définitif.
En même temps j'ai aperçu deux des amuseurs de foules, dont une qui attire une bon auditoire, et deux qui au contraire semblent ignorées du public.
À mon programme aujourd'hui, tout d'abord le Dixieband à 19h, peut-être pas le meilleur mais sûrement un des plus divertissants (finalement il ne faut pas prendre la musique trop au sérieux). Le meneur de la formation a aperçu les danseurs de swing (qui semblent des danseurs professionnels) qui rôdent autour de la Scène Amarula depuis quelques jours,
et les a invités à monter sur la scène, au grand plaisir des spectateurs. Et inversement, le clarinettiste est descendu parmi la foule pour la sérénader sur "Petite fleur", genre violoniste gitane dans un restaurant. Jouant exactement comme Sidney Béchet l'a enregistré il y a 20 ou 30 ans, sans improvisation pour la peine. Ce qui en fait du jazz très marginal... mais bon, une fois n'est pas coutume.
À 20 heures, on avait l'embarras du choix. Comme c'est généralement le cas, mais encore plus cette fois puisque les trois ensembles m'étaient tous inconnus. J'ai décidé de prendre 15 minutes de chacun. Évidemment pour éviter que les sons s'entrechoquent, ils sont sur des scènes aux extrémités du site; il faut donc un bon 5 minutes pour se frayer un chemin de l'une à l'autre. (Le site officiel du Festival <a href="http://www.montrealjazzfest.com/fijm2006/accueil_fr.asp">ici</a> présente entre autres informations, un plan détaillé de l'emplacement).
Sur la Scène Samsung, les Elektrik Bones Il y avait déjà une bonne foule à laquelle arrivaient à un rythme presque inquiétant des centaines de gens, comme à l'arrivée d'un train, sauf qu'ils provenaient d'un concert de Blues à 19h à la Scène Loto-Québec voisine. Hélas pour la première fois en 15 ou 20 ans (à ce que je sache), une panne quelconque a empêché le groupe de démarrer son spectacle à temps. Après presque 10 minutes j'ai abandonné la partie pour passer au suivant. À ce moment la musique démarrait enfin; j'ai cru entendre du rock assez conventionnel.
Mon deuxième arrêt était à la scène CBC-Best Buy: le groupe "NDE", qui jouait ce que j'appellerais du "jazz progressif" (ça c'est quand je suis de bonne humeur; sinon je dis "cacophonie"). Il y avait foule là aussi, donc il y doit y avoir des gens qui aiment ça.
Enfin, et pour le mieux, Chantal Chamberland et son groupe sur la Scène Alcan, qui est (relativement) adjacente à la scène principale, alors il y avait déjà tout plein de gens. Sur la photo à gauche, vous pouvez voir la foule massée jusqu'au boul. Saint-Laurent! Or Chamberland est une chanteuse de type piano-bar intime (elle a même le baratin hyper-relax bilingue à l'excès du chanteur-M.C. de clubs de nuit, immortalisé dans la parodie des Cyniques "Thank you merci what a great tap dancer quel grand danseur à tapettes and now for your listening pleasure et maintenant pour votre plaisir d'écoutement..." Mais quand c'est pas pour rigoler, ça a tendence à devenir franchement pénible.
Quand à sa musique, elle est du même genre, excellente dans le répertoire le plus classique du genre ("I've Got You Under My Skin", "Smoke Gets In Your Eyes" "Fever", etc.) Ce serait parfait dans un piano-bar, justement; hélas devant quelque 10,000 personnes, dont plusieurs qui ne semblent pas trop savoir pourquoi elles sont là et jacassent sans arrêt et à haute voix entre amies (ou sur leur cellulaire) souvent le dos tourné au spectacle... finalement ça devient plutôt difficile d'entendre (et encore plus d'apprécier) une chanteuse dont la voix n'est pas trop amplifiée. On comprend bien qu'on n'est pas à l'église ni même dans une salle de concert, mais l'inconscience de certains festivaliers atteint la grossièreté. C'est sans doute le prix qu'il faut payer pour un spectacle gratuit.
Enfin le spectacle principal de la soirée: Monica Freire, une charmante brésilienne avec une jolie voix, bien entourée de son groupe musical... J'étais trop loin pour faire une belle photo (ou pour voir à quoi ressemble cette chanteuse), mais pas assez loin pour bénéficier d'un écran géant. Par contre l'acoustique est excellente, on entend très bien. Or c'est de la musique latine, pas du jazz. Certains journalistes ont écrit que pour pouvoir prendre de l'expansion le Festival doit attirer de plus en plus de gens, et la façon la plus simple c'est de répondre à de plus en plus de goûts. C'est donc devenu un festival de jazz-blues-funk-rock-mérengué-reggae et on commence même à voir poindre du rap. Alors il faut vraiment choisir ses concerts.
29 juin 2006
Premier jour officiel du Festival
Bien que la météo avait prédit un risque non-négligeable de pluie, quelques âmes courageuses se sont présentées sur le site jeudi soir. Par «quelques» j'entends environ 50,000 :-) y compris votre tout dévoué à compter de 18 heures.
Première destination, l'esplanade de la Place des Arts, devant la scène CBC Television, où faisait escale la parade quotidienne qui prend le départ à 17h30 devant la scène Alcan (elle a donc parcouru environ 200 ou 300 mètres en une demi-heure, ce qui nous porte à croire que les figurants sont tous fonctionnaires). Mais pour une fois, on ne s'en plaint pas.
Pas encore de fanfare cette année, seulement des percussions, des danseuses et quelques figurants en échasses richement costumés. Et les ridicules boules bleues et blanches de Loto-Québec. Le tout déçoit quand on a vu celles des années '90 mais il faut admettre que les rythmes des percussionnistes sont très riches et enlevants.
À 18h30, le Carrefour GM où jouait un quatuor rock-folklore nommé Hot Toddy (grog chaud), un breuvage qui en général se boit avant de dormir, et ces musiciens n'ont pas trahi leur nom. Vite, vite, un peu d'adrénaline à la Terrasse Amarula où se produit à 19h "Sweet Dixie".
Ce groupe porte bien son nom lui aussi, jouant exclusivement du Dixieland... le seul et unique vrai jazz selon les puristes. La foule assez nombreuse (compte tenu que ce coin de la Place est relativement exigü) a bien apprécié, surtout que quelques couples de danseurs se sont jetés spontanément dans la mêlée.
À 20 heures, sur la scène Alcan, on nous promet une découverte: "Nikki" qui est 99,99% inconnue (cherchez-la sur Google avec son nom de famille (Yanofsky), et vous ne trouverez que deux ou trois mentions en passant). Pourtant sa présentation très élogieuse a été faite en personne par un des dirigeants du Festival (qui en ont vu d'autres, n'est-ce pas)... et qui l'avaient eux-mêmes découverte dans un petit club de Montréal.
Cette fille n'a aucun site (et aucun disque); vous lisez ici peut-être un des premiers reportages à son sujet, et pour cause: c'est une gamine de 12 ans!!! Enfin c'est ce qu'on nous dit: on révélerait qu'elle est une naine de 24 ans et je ne serais pas étonné. Mais je l'ai vue de mes yeux. Elle portait une robe ample, bien en bas des genoux, presque une robe de nuit; et elle parle en enfant, un peu gauche mais sans complexe; elle danse un peu, oh, disons plutôt qu'elle sautille. Mais elle chante avec une voix, un timbre, un registre et un style tout à fait adulte. Et accompagnée d'une dizaine de musiciens et choristes ça n'enlève rien à la qualité de la performance!
Les yeux fermés j'aurais d'abord pensé "Shania Twain", d'autant plus que Nikki a chanté plusieurs chansons que je ne connais pas, donc sans doute du populaire récent. Mais Shania ne chante pas de jazz à ce que je sache. Et Nikki, oui. Ella Fitzgerald alors? Non, Nikki n'en est pas encore l'égale (comme tout le monde d'ailleurs!) Elle a éprouvé des difficultés avec "It don't mean a thing if it ain't got that swing".
Par contre elle a bien fait avec une autre chanson d'Ella (j'oublie laquelle) et aussi en faisant du scat (chanson sans paroles, du genre doubi dirlidoubadi bop etc.)
Alors cette Nikki (qui est Montréalaise, soit dit en passant), c'est une deuxième Céline Dion? Non. De mémoire, quand on entendait chanter notre Céline à 12 ou 14 ans, on se disait "Qu'elle chante bien, cette petite fille!" Mais pour Nikki on se dit "Qui est cette femme?" Elle a été comparée à Aretha Franklin. Moi je dirais peut-être Natalie Cole.
Selon mon journal, le vice-président du Festival est «tombé sur le cul» quand il l'a entendue. Pour ma part, je n'aurais pas pu parce que la foule était trop dense, même évanoui je serais resté debout.
On avait parlé de Nikki un peu dans les journaux et il faut croire que le mot s'est passé, parce qu'il y avait une foule énorme pour l'entendre, peut-être 5,000 personnes! Il y a aussi le fait que les gens arrivaient d'avance pour l'attraction suivante sur la Scène GM, la scène principale du Festival pour "Le grand spectacle d'ouverture" (gratuit), The Neville Brothers.
Ces messieurs sont des Cajuns de Louisiane, jouant du rock à leur manière... qui ne présente pas grand intérêt pour moi... contrairement à environ 5,000 personnes qui se pressaient dans la direction opposée à la mienne alors qu'il y en avait déjà sans doute 20,000 déjà sur place. Pas à recommander pour les agoraphobes, ni ceux qui n'ont jamais rêvé d'être porteur de ballon au football canadien.
Je me suis donc défilé vers la scène Loto-Québec, bien à l'écart dans un parc où il devait bien y avoir encore 5,000 personnes pour Sue Foley, chanteuse de blues. Je suis resté un brin... pas mal du tout, surtout si on aime les blues. Mais j'étais curieux d'une formation nommée "Eyal Maoz's Edom" sur la scêne "Carrefour GM" (à ne pas confondre avec la "Scène GM". Beurk. J'ai poursuivi mon chemin jusqu'à l'entrée du métro.
10 juillet 2005
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FIJM vs. JO
Dixième jour du Festival
La météo annonce 24°, et 30% de risque d'averses... je prends le risque
de me pointer. J'arrive à midi moins dix, le ciel est gris et à midi
juste, il se met à pleuvoir et 4 heures plus tard il pleuvait encore et
encore plus fort. Quand à la température, le 24° devait se composer
(compte tenu des facteurs vent et humidité) de 13° à 14 heures + 11° à
15 heures. Que le Dieu du Jazz maudisse météo Canada jusqu'à la 7è
génération!
Et comble de malheur, les concerts qui m'intéressaient particulièrement étaient prévus pour la seule scène qui n'est pas recouverte, donc il a fallu les annuler Les quelques douzaines de festivaliers sur place pouvaient bien tolérer un peu d'eau, et sans doute les musiciens aussi, mais... pas les précieux instruments.
La seule porte de sortie, c'est une porte d'entrée, celle du Complexe Desjardins (qu'on voit, chèr(e)s ami(e)s
d'outre-mer, dans mes photos derrière la scène Samsung). Sur la grand'place se présente «La Petite École de Jazz» Voilà un
spectacle comme Astérix, c'est à dire conçu en principe pour les
enfants mais que les adultes apprécient autant sinon plus, et qui fait
en effet une bonne initiation au jazz. Vous mes ignares et incultes
copines qui dites ne pas aimer le jazz (vous vous connaissez) devriez
bien y passer un jour ou l'autre :-) Il dure depuis une vingtaine
d'années, à tous les jours du Festival, et maintenant deux fois par
jour.
Ensuite, la grosse bande (Big Band :-) du Collège Vanier s'est produite sur la grande scène GM... euh quand c'est plein, on dit «à guichets fermés», alors là je suppose que c'était «à guichets ouverts». Grands ouverts. Ça ne vaut pas (répertoire, musicalité et langue) le Cégep de Drummondville.
À 15 heures, sur la scène Samsung, le Swing Tonique Band. Le temps ne
s'améliore pas et j'aurais bien pris un petit Gin pour aller avec le
Tonique, mais j'ai trouvé un petit coin à l'abri du vent et même de la
pluie. Sauf une gouttière qui me fait un rythme syncopé pas vraiment de
mise. Entre temps il est arrivé quelques braves munis de parapluies
alors le concert se joue quand même devant un auditoire respectable. Le
programme détaillé du Festival (154 pages) indiquait que cette
formation animait, les années antérieures, la parade du Festival, alors
je m'attendais à du bon Dixieland tout ce qu'il y a de plus
authentique, mais apparemment le STB a évolué vers une musique...
euh... disons plus contemporaine, genre "Triplettes de Belleville".
À 16h, je voulais aller entendre le Denny's Dixieland Clan, là pas d'équivoque possible, mais au quatre vents (quatre? bof je suis charitable) devant la scène Radio-Canada j'avais peur de me changer en bonhomme de neige, alors je me suis éclipsé par le métro le plus près. Donc il faut le dire, déception musicale autant que météorologique.
J'avais quand même "pris mes précautions"... dans la tente
d'Archambault Musique où j'ai acheté deux CD: Gadji-Gadjo bien sûr, et
Sophie Milman. Cette dernière est née en Russie et a vécu en Israël,
mais elle a un style tout à fait nord-américain, sur les traces de la divine Ella (Ella Fitzgerald, bande d'incultes! :-) sauf qu'elle chante aussi en français et en russe. Mlle Milman, nous dit-on, est présentement étudiante en commerce à l'Université de Totonto.
Peut-être un jour sera-elle chargée de faire la vérification de vos
livres comptables? Oah, vous ne compterez pas là-dessus après en avoir
entendu un petit extrait sur le site
du Festival.
Par contre si les russes-juives peuvent venir nous faire de la musique
américaine, si l'équipe d'Israël se mêle d'aller gagner une médaille
d'or au hockey, pouvons-nous faire du klezmer de calibre mondial? Hébin
oui, et c'est ainsi que j'ai découvert (sur leur CD et de vive voix)
que Gadji-Gadjo est composé de purs et durs... Montréalais(e)! Le groupe a ses propres extraits sur son propre site:
cliquez sur "Extraits sonores" (vous l'auriez bien deviné, je sais). C'est à ne pas rater surtout que c'est
gratuit (pas vraiment parce que vous allez vous précipiter pour acheter
leur disque).
Bin voilà, à l'an prochain. Donc pas le meilleur Festival à date, disons seulement 5 fois mieux que des Jeux Olympiques.
04 juillet 2005
Quatrième jour du Festival
Devant la scène Amarula, le rythme est endiablé avec le groupe
"Bourbon Street" (les mêmes que vendredi) suivi par "L'Esprit de la
Nouvelle-Orléans". Deux heures de bon Dixieland. Après quelques minutes
vos pattes bougent toutes seules.
Pour les touristes américains il y a quelques vendeurs de hot-dogs, mais pour le reste du monde il y a un Crêperie, une Friterie, des mets Asiatiques, Mexicains, Cajuns, un bistro à vins, des bières importées...
Une des variétés les plus populaires de jazz fut le "Big Band" des frères Dorsey, Benny Goodman, Glenn Miller et autres. Le Festival ne les oublie pas. À tous les jours, un orchestre différent joue en après-midi sur la scène principale (General Motors). Dimanche, c'était l'orchestre du collège de Drummondville avec un prestation totalement inattendue, les yeux fermés on pourrait les prendre pour un des leurs célèbres prédécesseurs!
Sitôt le concert du Big Band terminé, la foule se dirige vers la
scène Samsung pour le concert suivant qui suit quelques minutes plus
tard. C'était un "groupe" (2 personnes) a capella Britannique... plutôt
décevant, mais il en faut, et il y en a, pour tous les goûts.
Tiens, que diriez-vous d'un peu de jazz tzigane? Du jazz? Tzigane? Hébin oui, il y a de l'improvisation et des solos comme dans
n'importe quel jazz, mais dans une tonalité tzigane. Le groupe se nomme
Gadji-Gadjo; il se compose d'un batteur, un bassiste, une guitare, un
violon, et un accordéon (!) et c'est sensationnel d'imagination et de
virtuosité. Je n'aurais jamais pensé aimer de l'accordéon! La foule
— de tous âges — a énormément apprécié.
Une autre variante du jazz, favorite des foules: les Blues et
Country. À la scène Stella Artois, à la brunante, une demi-heure avant un concert, il
y a déjà des milliers de spectateurs (et autant dans des estrades de
l'autre côté de la rue) qui attendent patiemment!
Un numéro favori de la foule, c'est la parade... à
tous les soirs, à tous les ans. D'habitude c'est style
Nouvelle-Orléans; cette année on s'est inspiré du Carnaval de
Rio. Étrange pour un festival à saveur familiale...
d'autant plus que la parade était cette année commanditée par Loto-Québec, qui y va un peu fort avec ses étendards
et même ses petites boules de tirage. Sans parler des autres boules... fort peu
dissimulées.
Heureusement, il y a de quoi compenser pour les petits enfants: un parc musical avec des instruments géants, dont un piano géant qui fait réellement des sons.
01 juillet 2005
Deuxième jour du Festival
J'arrive à 16h; un des 360 spectacles gratuits se prépare sur la scène Samsung... tous sans exception à l'heure exacte annoncée, à la minute près. (Sauf en cas de pluie mais il fait un beau soleil, et la météo annonce seulement un faible risque d'averses).
Le groupe est québécois, il se nomme "Bourbon Street"
(rue célèbre à
la Nouvelle-Orléans);
forcément il joue du jazz traditionnel, "Dixieland"
Derrière, les gens s'installent pour un
prochain concert sur la scène General Motors. Les édifices en
arrière-plan sont:
à gauche le Musée d'Art Contemporain;
au centre, un pavillon de l'Université du Québec à Montréal;
et à droite, la
salle Wilfrid-Pelletier, théâtre et concerts.
La scène General Motors... actuellement il ne s'y passe rien
mais y'a des spectateurs quand même qui prennent du soleil
On ne résiste pas toujours à l'envie de danser
À la scène Samsung, un couple danse devant la foule -
tu vois les gens au balcon? On peut y aller
Abracadabra! Nous y voilà!
La musique n'est pas trop envahissante...
on peut bavarder, roupiller ou... se bécoter
On peut trouver des coins d'ombre pour échapper à la chaleur
Il y a même un bassin et des fontaines.
Et, tu veux la lune? On l'a aussi! :-)
(lumineuse le soir comme une bonne lune)
Un des amuseurs de foules, les enfants adorent...
et certains adultes, apparemment un peu moins!
Une idée géniale: la "Sécurité" est confiée non pas à des gorilles
mais
à de mignonnes et souriantes jeunes filles de 17 à 20 ans...
qui va
s'attaquer à elles ou leur résister?
Et tout ça, c'est payé par... Entre autres: Stella Artois
(kiosque en fond de scène)
À l'autre bout du site... une autre des 8 scènes extérieures,
la scène "Radio-Canada"
Oh! Les parapluies sortent: il tombe quelques gouttes sur le parc musical des enfants. En arrière-plan, la mascotte du Festival "Sainte-Cat" inspirée par la rue Sainte-Catherine qui traverse le site. Et aussi en américain, un amateur de jazz est un "cat".
Soudain, le bon Dieu se met à jouer de la batterie, lui aussi,
c'est le tonnerre, les éclairs, puis le déluge!
...on court vite se mettre à l'abri dans le Montréal souterrain,
dont une des sorties donne sur Sainte-Cat.
Forcément, c'est tout pour aujourd'hui!






